descriptif croisieres antarctique n°17-18-19

 

Croisière sur le Mar Y Pôles en péninsule Antarctique

Navigation le long de la terre de Graham

Saison 2018/2019

 

Référence croisières N°17-18-19

 

Du 14 décembre 2019 au 4 janvier 2020

Du 12 Janvier au 1er fevrier 2020

Du 8  février  au 1 mars 2020

 

21 jours - Prix individuel 6 500€ + 35€/jour de caisse de bord

Distance approximative: 1 500 miles

 

 L’Antarctique c’est la terre des extrêmes, là où se rêve encore l’aventure, sur la trace d’illustres prédécesseurs. Un continent à priori hostile mais fascinant.

Avec ses innombrables îlots, la péninsule offre un espace privilégié pour la reproduction des oiseaux, phoques et manchots qui viennent nicher sur le continent blanc dès le retour de la « belle » saison.

C’est également sur ces petites îles rocailleuses que se sont installées bon nombre de bases scientifiques. On y étudie aussi bien les changements climatiques, le magnétisme terrestre que la faune et la flore ou l’écosystème marin.

Cette longue bande de terre séparée de la pointe de l’Amérique latine par le tumultueux passage de Drake est la plus facilement accessible aux voiliers (entre 62 et 65 ° sud): pendant l’été austral (décembre à mars). La banquise se disloque et permet d’accéder au pied d’impressionnantes parois de glace et de roche qui bordent la péninsule.

Les icebergs géants qui parsèment les canaux et les rencontres avec les hôtes des lieux, baleines, phoques, léopards des mers, éléphants de mer, et bien sur manchots et autres oiseaux resteront gravés dans la mémoire longtemps après le retour.

Un voyage hors du temps, envoûtant, dans une région d’où l’on revient en faisant sienne cette phrase de Charcot : « d’où vient l’étrange attirance de ces régions polaires, si puissante, si tenace qu’après en être revenu (…) on ne songe qu’à retourner vers elles»

 

 

Points forts de cette expédition

 

Un voyage inoubliable dans une partie du monde encore relativement préservée, sur la trace des plus grands aventuriers polaires.

Le voilier permet d’accéder à des sites où les bateaux de croisières ne peuvent passer et offre une approche unique de la faune en tout petit comité.

C’est en péninsule Antarctique que l’on observe le plus grand nombre d’espèces venues se reproduire dans ces zones extrêmes.

 

 

Le Bateau 

 

Le Mar y Pôles est un bateau de type goélette (2 mâts) de 23  mètres, construit en 1979 et rénové fin 2009/début 2010.Puis une rénovation complète de Septembre 2012 a février 2014.

A l’intérieur, l’espace est vaste et le confort une priorité. Le Mar y Pôles peut ainsi accueillir jusqu’à 10  passagers et 2 membres d’équipage mais pour plus de confort, le choix a été fait de limiter le nombre total à 10.  

Le voilier dispose de 5 cabines, 2 avec lits doubles, une avec lits jumeaux et deux avec 2 lits superposés et de 2 salles de bain  (WC, douche chaude). Il est équipé d’un chauffage central avec radiateur dans chaque cabine.

Le bateau dispose également d’un équipement technique et de moyens de communication performants, de cuves d’eaux noires et d’eaux grises ainsi que d’un désalinisateur.

 

 

Niveau 

 

Accessible à tous, marins confirmés ou non. Chacun pourra participer aux manœuvres en fonction de son envie et de ses capacités. Pour les traversées du passage de Drake, la présence des équipiers au tableau de quarts est bienvenue.

 

Itinéraire

 

Le programme ci-dessous est donné à titre indicatif et pourra être modifié par le skipper en fonction de la météo et de l’état de la banquise.

 

1er jour 

Embarquement à Ushuaia où Emmanuel Salé sera venu vous attendre à l’aéroport.

 

2ème jour

Départ d’Ushuaia pour Puerto Williams (environ 2300 habitants), sur l’île Navarino. C’est la ville la plus australe du monde. Le voilier arrivera dans l’après-midi. En soirée, nous aurons le temps d’aller boire le fameux pisco sour au yatch club Micalvi.

 

3ème jour

C’est le grand départ ! En fonction de la météo, nous entamons la descente pour doubler le Cap Horn et nous engager dans le passage de Drake

 

4ème  au 15ème jour

Il faut compter environ trois jours pour rejoindre les terres australes. Nous entrons dans les eaux du grand Sud, où pétrels et  albatros ont élu domicile. En fonction du temps, nous atteindrons l’ancienne station baleinière de l’île Deception le 6ème jour. Le cratère de cette île volcanique offre d’excellents abris.

 

Nous mouillons dans la Baie des Baleiniers ou à Port Foster où les restes des anciennes stations baleinières rappellent le passé des lieux. Sur la plage, manchots et otaries se prélassent sans se soucier de nous. Nous pouvons grimper sur la crête d’où la vue sur les Shetland du Sud est imprenable et même nous baigner par endroit, en creusant un trou : les eaux sont chauffées par l’activité volcanique !

 

Après 2 jours sur place, nous quittons Deception pour l’île Enterprise à 80 milles de là.

Via le détroit de Gerlache, qui offre une navigation plus tranquille, nous atteignons Enterprise où gît un ancien baleinier, échoué dans la baie, à côté des restes de petites embarcations qui servaient autrefois à la chasse. C’est là que nous mouillons.

 

 

Le Mar y Pôles poursuit sa route à travers les eaux parsemées de growlers du canal Neumayer jusqu’à Dorian Cove, une baie magnifique et très tranquille. A terre, à deux pas d’une importante rockerie, une cabane inhabitée, refuge de survie entretenu par les Britanniques, donne l’impression de revivre l’histoire.

 

 

 

 Baie magnifique et très tranquille. A terre, à deux pas d’une importante rockerie, une cabane inhabitée, refuge de survie entretenu par les Britanniques, donne l’impression de revivre l’histoire des aventuriers d’autrefois. D’ici, nous avons un point de vue magnifique sur le mont Frances, sur l’île Anvers, le point culminant de la péninsule.

 

 

 

A quelques miles de là, de l’autre côté d’une pointe rocheuse se trouve Port Lockroy, sur l’île Wiencke. C’est une halte obligée pour toute visite en péninsule. Les Anglais tiennent ici un musée avec un bureau de poste d’où il est possible d’envoyer des cartes postales et un petit magasin de souvenirs. Autour des bâtiments vit une imposante colonie de manchots papous. Un peu plus loin repose un squelette de baleine.

 

Via le détroit de Bismark, on atteint Palmer station, la station de recherche américaine, sur l’île Anvers. Sur rendez-vous, nous pourrons la visiter et, peut-être, déjeuner avec les scientifiques qui l’occupent toute l’année.

 

L’île Petermann, dans le détroit de Penola a servi de refuge au commandant Charcot qui a baptisé Port circoncision le sud-est de l’île. C’est là que vit la colonie de manchots papou la plus au sud ainsi que des manchots Adélie.

C’est en péninsule Antarctique que le commandant Charcot a effectué ses deux hivernages, à bord du « Français » puis du « Pourquoi Pas ? ». A Port Circoncision comme à Port Charcot, nous pourrons observer des vestiges laissés par ses deux expéditions. Une marque dans la roche ou un cairn, dressé au sommet d’une colline.

 

 

 

Un peu plus au sud, nous atteindrons les îles Argentines. La station Akademik Vernadsky appartenait aux Anglais jusqu’en 1996. Aujourd’hui, elle abrite toute l’année une équipe de scientifiques ukrainiens : nous irons boire un petit verre en leur compagnie. Et qui sait, entamer une partie de foot avec eux !

A quelques pas de là, Wordie House que nous pourrons visiter avec l’autorisation du commandant de la base, rappelle les conditions de vie des pionniers de l’Antarctique. Nous pourrons également profiter d’une balade sur l’île pour apercevoir, nichés sur les falaises, les cormorans aux yeux bleus.

 

Il faudra ensuite songer à entamer la remontée vers le Nord. Mais celle-ci réserve encore bien des surprises. La Baie Paradis en fait partie. Des gigantesques glaciers qui l’entourent se détachent parfois d’énormes morceaux de glace. Nous croisons régulièrement la route des baleines. Phoques et manchots semblent également apprécier ce lieu magique. C’est ici qu’est installée la base chilienne Gonzalez Videla que nous visiterons.

 

De retour dans le détroit de Gerlache, nous bifurquons dans la baie Dallmann, pour atteindre l’archipel Melchior. A l’abri dans un mouillage tranquille, nous préparons la remontée vers le cap Horn en espérant une fenêtre météo favorable.

 

 

 

16ème au  19ème jours

Un dernier regard vers la banquise avant d’entamer la traversée du Drake. Trois à quatre jours de haute mer parfois mouvementés mais toujours magiques sous l’œil des albatros pour rejoindre le Cap Horn. Après cette traversée qui peut être houleuse, nous trouverons à nouveau refuge à Puerto Williams ou nous passerons la nuit.

 

 

 

20ème jour 

Le bateau rejoint Ushuaia et la civilisation que nous avions laissé dernière nous.

 

21ème jour 

Débarquement. Chacun va repartir chez soi des images plein la tête pour encore très longtemps.

 

 

Faune et flore:

 

La flore est quasiment inexistante en Antarctique. Mousses, lichens et algues constituent la seule végétation, principalement en péninsule. D’où l’importance lorsque l’on débarque de regarder attentivement où l’on met les pieds !

Les animaux que l’on rencontre sur place ne vivent pas en permanence sur ces terres à priori hostiles. Visiteurs estivaux, ils s’installent à la belle saison, principalement sur les régions côtières, lorsque la neige a fondu. Certains viennent se reproduire, d’autres ne font que profiter des ressources de la mer, principalement en krill (petite crevette).

On dénombre 43 espèces d’oiseaux marins qui nichent dans ces zones. Parmi eux les cormorans, sternes, skuas (prédateurs des manchots), pétrels ou chionis. 8 espèces de manchots sont endémiques aux régions antarctiques. En péninsule, papous, adélie et jugulaire sont les principaux représentants de cette grande famille. S’il arrive que l’on croise un empereur à la dérive sur un iceberg, c’est qu’il s’est égaré.

 

Différentes espèces de phoques cohabitent également en péninsule : le phoque léopard, le phoque crabier, le phoque de Wedell et le phoque de Ross, plus petit et plus rare. On les croise fréquemment en train de somnoler sur les morceaux de glace dérivante. Certaines îles abritent également des colonies d’éléphants de mer, les plus imposants représentants de cette famille.

Au cours d’une balade à terre, il n’est pas rare de croiser quelques otaries à fourrure, toujours soucieuse de défendre leur territoire.

 

 

En mer enfin, il n’est pas rare de croiser la route des baleines, cachalots, dauphins et orques, qui s’approchent parfois très près du voilier. A l’arrêt, le ballet de ces mammifères presque aussi longs que le bateau pour certains reste un moment inoubliable.

 

Climat 

 

L’énorme pôle de froid que constitue l’Antarctique joue, par sa taille, l’étendue de ses glaces et le régime de ses vents, un rôle primordial (mais encore mal connu), dans l’équilibre météorologique de la planète.

C’est en Antarctique, dans la station russe de Vostok, qu’a été relevée la température la plus basse jamais enregistrée sur terre : -89,6° le 21 juillet 1983 !

Pas d’inquiétude cependant, les températures en péninsule n’ont rien de comparable à l’intérieur des terres ! Sur la côte, les vents venant des régions tempérées adoucissent le climat et l’été, le thermomètre avoisine plutôt 0° pour descendre vers –10° en hiver. En revanche, les côtes sont plus exposées à l’humidité : ainsi, s’il tombe en moyenne 1,5 mètres de neige par an en bordure du continent, l’intérieur est considéré comme une région aussi sèche que le Sahara, avec 2 à 5 cm de neige !

L’Antarctique dispose d’un autre record, celui de la vitesse de ses vents, les vents catabatiques : le record de 320 km/h a été enregistré à la base française de Dumont d'Urville en juillet 1972.

Plusieurs stations scientifiques étudient l’histoire du climat grâce aux carottes de glace extraites de l’inlandsis. Les français, en partenariat avec les italiens, ont ainsi construit la base Concordia, une des trois bases permanentes situées à l’intérieur du continent.

 

 

Traité de l’Antarctique

 


L’ensemble des activités humaines en Antarctique est régie par des accords internationaux élaborés en 1957 à l’occasion de l’Année Géophysique et remis à jour régulièrement depuis. Ils confèrent à l’Antarctique un statut unique de continent extraterritorial, dédié à la Science et à la Paix.
 

Pour assurer la poursuite de la recherche en Antarctique, et s'assurer que la zone reste ouverte à toutes les nations, les gouvernements des 12 pays en activité sur le continent ont signé le Traité Antarctique à Washington, le 1er décembre 1959. Depuis de nombreuses autres nations y ont adhéré.

Ce traité régit également l’activité touristique. Des zones protégées ont été déterminées.
 

 

Equipement

 

On imagine souvent qu’un voyage en Antarctique ressemble à une plongée dans un congélateur. Mais lorsqu’on longe les côtes de la péninsule pendant l’été austral, les températures avoisinent 0°c. Rien de terrible donc ! Il faut prévoir un équipement du type de celui que l’on emporte lors d’un séjour au ski.

Prévoir un change suffisant mais rappelez-vous que vous êtes sur un bateau !

 

- Veste de quart ou veste étanche type Goretex avec capuche

- Pantalon de quart ou pantalon type Goretex

- Blouson polaire

- Bonnet

- Gants type Goretex et une paire genre Mapa épais si vous participez aux manœuvres

- 1 tenue plus légère pour être à l’aise à l’intérieur du bateau le soir

 

- Bottes en caoutchouc ou bottes plus chaudes type « Sorrel » pour marcher à terre

- Une paire de bonnes chaussures pour marcher quand les bottes ne sont pas indispensables

- 1 paire de chaussons (charentaises) pour l’intérieur

 

- Lunettes de soleil et crème solaire (indispensable sous ces latitudes particulièrement concernées par le trou dans la couche d’ozone et la réverbération du soleil sur la neige et la mer)

 

- Pour les appareils photos et vidéo, possibilité de recharger les batteries à bord. Prévoir en revanche des piles de rechange, des cassettes ou des pellicules si vous en utilisez encore : aucune possibilité d’en acheter  une fois les amarres larguées.

 

- 1 lampe de poche / frontale

- 1 paire de jumelles si vous avez

 

- Trousse de toilette et petite pharmacie

 

- Passeport en cours de validité : les visas sont obtenus sur place tant pour l’Argentine que le Chili

 

NB : nous fournissons draps, couette et linge de toilette sur demande 40€ pour le séjour.

Il est vivement recommandé d’arriver à Ushuaia la veille du départ de l’expédition et de prévoir un vol retour quelques jours après votre expédition. Le mieux étant de prévoir billet d’avion « open » en cas de retard sur le programme prévu.